Témoignages / recits

  • Un guide dans ma nuit

    Frédéric Gaillanne

    • Anne carriere
    • 22 Avril 2022

    En France, il existe depuis longtemps des fondations pour mettre en contact les adultes aveugles avec des chiens, mais il n'en existait pas pour les enfants. C'est donc à leur intention que Frédéric Gaillanne a créé une école d'entraînement de chiens guides en 2008. Comment choisit-on les chiens ? Comment sont-ils éduqués ?
    Grâce à de généreux donateurs, Frédéric Gaillanne a fait construire un bâtiment sur un terrain pour y accueillir en juillet les enfants et les chiens afin qu'ils apprennent à se connaître, parcourent ensemble des obstacles et se déplacent librement.
    « En offrant un chien guide à un enfant aux yeux éteints, nous lui apportons la lumière qu'il n'a plus. » Le livre comporte quelques interviews d'enfants qui racontent ce que leur a apporté la présence au quotidien de leur chien.
    Un chien, un enfant, une image de bonheur où les coeurs de ces deux êtres battent à l'unisson au rythme d'une chanson. La chanson de la vie.

  • La joie comme vengeance

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    • Michel lafon
    • 14 Avril 2022

    « Le soir du 13 novembre 2015, il faisait doux dehors, les terrasses étaient bondées, comme en été. Dans le Bataclan, le concert des Eagles of Death Metal s'annonçait festif et joyeux. Quand l'horreur a déferlé. Je suis sorti vivant de cet enfer mais, depuis ce soir-là, il n'y a pas une journée où je ne pense pas aux 131 victimes. Elles sont mon moteur, presque ma raison d'exister. Je n'ai pas oublié que tous, nous aimions sortir, faire la fête et rire. Notre plus belle vengeance, notre réponse à la haine, c'est de vivre, pour que triomphe la joie. »

  • Bornes to walk

    Violette Duval

    • Hugo document
    • 21 Avril 2022

    Elle avait 14 ans lorsque les prémices de la maladie sont apparues au cours d'un entraînement sportif. Et quelques années se sont passées avant qu'elle ne puisse mettre un nom sur ses douleurs perpétuelles. Depuis, Violette Duval se bat avec son corps et avec les médecins qui n'opposent bien souvent que le mépris à ses souffrances. Mal connue, la fibromyalgie n'entre pas dans les cases des raisonnements scientifiques.

    La maladie a bouleversé ses projets, ses rêves et sa vie entière. Violette ne tient plus en place, voyageant sans cesse, solitaire, et croquant le monde à pleines dents. En 2019, elle s'élance dans un incroyable périple, la menant du Mont Saint-Michel à Marseille, via l'Espagne et le Portugal : 6 765 km à pied, accompagnée de sa poussette, pour faire connaître et reconnaître sa maladie. Un autre défi l'attend désormais : traverser l'Europe, à nouveau à pied, en solitaire et en totale autonomie.

    Ce sont ses combats, ses doutes mais aussi ses victoires que Violette Duval partage dans Bornes to walk.

  • Elle le quitte, il la tue

    Sandrine Bouchait

    • Archipel
    • 7 Avril 2022

    Elle s'appelait Ghylaine et c'était ma soeur, la plus jeune. A 34 ans, maman d'une petite Cloé âgée de 7 ans, elle avait annoncé à son conjoint qu'elle le quittait. Le 22 septembre 2017, après l'avoir frappée, son mari jette de l'essence sur elle et allume un briquet. Leur appartement prend feu. La petite Cloé a assisté à presque toute la scène. Brûlée à 92 %, Ghylaine est emmenée à l'hôpital ainsi que son mari, blessé plus légèrement. Après deux jours, elle meurt sans sortir du coma artificiel dans lequel les médecins l'ont plongée pour lui éviter les souffrances insupportables des brûlures. Ghylaine est la 96e des 146 femmes tuées en 2017 par leur compagnon. » A la suite de cette tragédie, Sandrine, parent de victime, a été témoin de nombreux dysfonctionnements : maintien de l'autorité parentale pour le meurtrier, à banalisation de ce type d'assassinat requalifié en « crime passionnel », formation inexistante des gendarmes en ce type de circonstances.
    Elle témoigne aujourd'hui de l'histoire de sa soeur, mais aussi du vécu des familles de victimes confrontées à un deuil impossible, mais aussi de son expérience sur le terrain, d'un problème social qui nous touche tous.

  • Ma vie a basculé une nuit où tout semblait pourtant si calme. La bête s'est glissée dans mon corps et ne m'a plus laissé une journée de répit. Il a fallu attendre des années pour, qu'enfin, on puisse poser un nom sur cette pathologie : l'algie vasculaire de la face. Les médecins la surnomment « la maladie du suicide » et comparent l'intensité de sa douleur à une amputation sans anesthésie. Ne pouvant me résoudre à vivre avec cette douleur insoutenable, j'ai tout essayé, faisant souvent même office de cobaye. Épuisée par les multiples traitements et mutilée par mes 12 opérations, je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Il était alors vital pour moi de donner un sens à tout ce combat. Aujourd'hui, j'ai pris conscience que chaque moment de répit avec ma famille et mes amis, même court, était essentiel et allait me permettre d'affronter chacune de mes épreuves. Et je sais qu'il est urgent de vivre et que, même si mon bonheur est un combat de chaque instant, j'en sors victorieuse chaque jour !

  • Se réconcilier avec soi

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    • Robert laffont
    • 7 Avril 2022

    Depuis plusieurs mois, à Paris, j'allais quotidiennement nager. Puiser dans l'eau, dans la symbiose, mon courage, ma paix intérieure, comme une prière.
    Alors que je me retire en Bretagne commence un lent chemin d'exploration, grâce au shiatsu et à la médecine chinoise. Au fil des séances avec Céline, mes angoisses sont peu à peu démasquées, mes échecs deviennent des expériences. En détricotant le maillage de croyances et de peurs qui me ligotent, voire m'étouffent, je sens que je renoue le lien entre corps et esprit. Je me répare moi-même...
    Par le yin yoga, la marche dans la nature, le shiatsu, j'ai le sentiment d'avoir retrouvé ma juste place. Au gré des ondulations de la vie qui me parcourent, les doutes vont et reviennent, mais l'amour, défi nitivement, est plus fort.

  • Le 2 novembre 2020, Caroline Darian reçoit un appel de la police de Carpentras. Son père est en garde à vue. La saisie de son matériel informatique révèle l'impensable : depuis 2013, il drogue sa femme avant de la livrer, inconsciente, à des hommes, de tous les horizons et sans contrepartie.

    Caroline Darian, femme debout, raconte cette déflagration, le périlleux vertige de découvrir qu'une personne aimée, son père, est capable du pire.
    Elle alerte aussi sur la soumission chimique, quand l'armoire à pharmacie du foyer se transforme en arme préférée des violeurs...

    Une voix forte, exceptionnellement courageuse, qui révèle une autre facette des violences faites aux femmes.

  • 40 situations rencontrées par une sage-femme au fil de sa pratique. Un éclairage unique sur le vécu de l´accompagnement à l´aube de la vie.

  • à bout de force

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    • City
    • 13 Avril 2022

    Un jour, son corps et son esprit disent « STOP ! ». Cette cadre dynamique qui travaille depuis 20 ans dans le marketing et l'événementiel n'a pas voulu voir les signaux de danger. Laure a trop donné, elle s'effondre. De douleurs qui ne passent pas en malaises récurrents, on lui diagnostique un « burn-out », un syndrome d'épuisement professionnel qui s'est installé insidieusement et l'a complètement « cramée ». Ce mal-être va la ronger pendant trois ans et l'entraîner au bord du gouffre jusqu'à avoir des idées suicidaires. Dans ce témoignage, elle raconte les mécanismes d'une pathologie « invisible ». Mais surtout, elle explique que l'on peut renaître d'un burn-out et donne des solutions concrètes pour le surmonter et ne pas rechuter. Un livre qui est comme une main tendue à ceux qui, comme elle, chutent un jour et ne savent pas comment affronter ce mal.
    Le témoignage d'une femme qui a surmonté un burn-out.

  • Nolan se repose enfin

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    • Flammarion
    • 6 Avril 2022

    Intoxiqué à l'âge de 21 mois par une bactérie contenue dans un steak haché, devenu lourdement handicapé, Nolan est finalement décédé le 14 septembre 2019. Son calvaire aura duré huit ans.Nolan est mort parce qu'un industriel de la boucherie s'est exonéré de certains contrôles sanitaires avant de livrer ses steaks surgelés à une enseigne de la grande distribution.Nolan est mort faute d'un diagnostic assez rapide, signe scandaleux d'une médecine de classe:d'hôpital en hôpital, personne n'a écouté sa mère, modeste employée alors âgée de 25 ans, alertant en vain sur l'état de son petit garçon.Sans concession ni haine, Priscilla Moittié témoigne aujourd'hui avec son parler vrai. Elle dit la douleur, le sentiment tenace de culpabilité, la colère, mais aussi, et surtout, l'amour et la joie de voir son fils sourire, et même rire, quand tous les médecins le croyaient perdu.Véritable mère-courage, elle raconte son long combat pour obtenir justice, et pour que plus jamais un fabricant de denrées alimentaires n'empoisonne un enfant sans défense.

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