Biographies Historiques

  • God save my queen

    Louise Ekland

    • Rocher
    • 6 Avril 2022

    Même si je vis en France depuis vingt ans et que je suis sans conteste la plus française des petites Anglaises, je me sens plus britannique que jamais. Vous me pensez nostalgique de la cup of tea ou du gigot à la menthe ? Pas du tout ! C'est la reine qui me manque ! Pour moi, comme pour la grande majorité de mes compatriotes, Elizabeth II est l'antidépresseur par excellence, notre potion magique à nous.
    Moi, fille de Liverpool, et sujet convaincu de la Couronne, j'ai décidé de vous expliquer, avec un humour tout britannique, pourquoi nous, les Anglais, aimons tant notre Queen. Je vous emmène en voyage au pays de cette femme hors norme, dont nous célébrons cette année les soixante-dix ans de règne ? le plus long de la monarchie britannique. Ainsi, en refermant ce livre, qui mêle anecdotes, révélations et témoignages, peut-être comprendrez-vous pourquoi nous chanterons encore longtemps : God Save the Queen.

  • Si elle est devenue une reine aux contours parfois insaisissables, c'est parce qu'Anne de Bretagne a servi trop de maîtres après sa mort. On la voudrait fidèle à la France parce qu'elle fut reine, fidèle à la Bretagne parce qu'elle est née bretonne, fidèle à son père parce qu'elle lui promit de ne jamais assujettir son duché, fidèle à son peuple qui comptait sur elle... On la voudrait aussi fidèle à son époux - mais lequel ? Charles VIII ou Louis XII ? -, à ses fils morts trop jeunes, ou encore à ses filles, comme elle éloignées du trône. Sa vie intense et fascinante, ses voyages et ses pèlerinages symboliques contribuèrent à élaborer ce personnage mythique.

    Il est temps de retracer le portrait intime de cette femme de tête entourée d'hommes de pouvoir. Car, reine et duchesse, Anne de Bretagne fut aussi et d'abord une femme de son temps.

  • Journal du Congo

    Ernesto Che Guevara

    • Au diable vauvert
    • 14 Avril 2022

    En avril 1965, quatre ans après l'assassinat du président socialiste Patrice Lumumba par la CIA, Che Guevara quitte clandestinement la Havane à la tête d'une troupe de quelques deux cents soldats cubains pour rejoindre le Congo et aider le mouvement de libération de l'Afrique contre les colonialistes belges.
    Ce journal examine chaque détail douloureux de ce que le Che lui-même appelle « un échec ». Il consigne ce qui a mal tourné afin d'en tirer des leçons utiles à la planification des futures guérillas.
    Unique parmi ses livres, Journal du Congo nous montre l'honnêteté radicale du Che, ainsi que son talent de conteur.
    Considéré par certains comme son meilleur livre, c'est aussi l'un des rares qu'il a eu la chance d'éditer pour publication après l'avoir écrit.

  • Lorsque la France s'effondre en 1940, Churchill fonde le Special Operations Executive (SOE). Cette armée secrète doit infliger des pertes aux Allemands, créer des réseaux de résistance et informer Londres des mouvements de l'ennemi. Il faut ainsi former des agents bilingues capables de sauter en parachute, de tuer, de faire sauter des ponts... Adolescente, Noreen Riols, qui parle couramment français, est expédiée dans un bâtiment de Baker Street. Sans le savoir, elle vient d'atterrir au QG du SOE. Recrutée à la section F, elle va travailler deux ans sous les ordres du colonel Buckmaster et servir d'appât, faire passer des messages... Aujourd'hui, seule survivante de la section F, Noreen se souvient de ces années. Aimables, humoristiques et terrifiants à la fois, ces souvenirs sont l'oeuvre d'une femme aussi exceptionnelle que modeste.

  • Jane Austen : une passion anglaise

    Fiona Stafford

    • Librairie generale francaise
    • 20 Avril 2022

    Charles Darwin connaissait ses romans par coeur, Winston Churchill la lisait pendant le Blitz et Virginia Woolf la comparaît à Shakespeare. Jane Austen (1775-1817) suscite, aujourd'hui encore, une véritable passion. Quel est son secret ? Dans ses romans, on trouve le monde dans lequel elle a vécu : la campagne du Hampshire, le monde corseté de la gentry, les bals dans les manoirs, les jeunes filles promises au mariage, la domination des hommes, ces héritiers qui ont tous les droits. Quand elle commence à écrire, ses manuscrits essuient refus sur refus. Mais la jeune fille n'abandonne pas et se consacre corps et âme à la littérature, quitte à renoncer à fonder un foyer. Tout plutôt qu'un mariage sans amour. De 1811 à 1817, elle publie six romans, dont les chefs-d'oeuvre Raison et Sentiments et Orgueil et Préjugés. Emportée par une maladie soudaine, elle laisse une oeuvre dont la stature prendra des proportions extraordinaires.

    Un portrait vivant et délicat de la romancière.

  • Quand Le président T.W. Wilson : portrait psychologique, paraît en 1966, co-signé par le Viennois Sigmund Freud et William Bullitt, un diplomate originaire de Philadelphie, beaucoup crient au faux et mettent en doute la participation du père de la psychanalyse à ce livre entièrement consacré à un chef d'État américain. L'ouvrage fait scandale. La polémique enfle puis s'éteint sans que la vérité sur ses auteurs ait été démontrée. Le livre imprimé n'était en fait que l'ombre du manuscrit achevé en 1932. Le texte avait subi de nombreuses amputations et corrections - plus de trois cents - opérées par Bullitt sans l'aval de Freud, décédé depuis presque trente ans. Une fois le diplomate américain disparu à son tour, on crut le manuscrit princeps perdu. Patrick Weil l'a retrouvé.
    Pour comprendre comment cette oeuvre a été conçue, y mesurer l'apport du père de la psychanalyse et saisir pourquoi elle a été censurée par son co-auteur, il nous faut plonger dans la vie de William Bullitt et le suivre, pas à pas, à travers les méandres de sa carrière diplomatique. D'abord proche conseiller de T. W. Wilson lors de la négociation du traité de Versailles qui devait, selon les voeux même du président américain, mettre fin à toutes les guerres et poser les fondements d'une paix mondiale via la SDN (La société des nations), Bullitt démissionne quand il découvre que le Président s'apprête à signer un traité qui dénature ses promesses, puis témoigne à charge contre lui devant le Sénat et l'opinion publique mondiale en septembre 1919. Quelques mois plus tard, à la grande surprise de Bullitt, Wilson sabote volontairement la ratification du traité... Comment un chef d'Etat peut-il détruire ce pour quoi il s'est battu ? Wilson, victime héroïque des revendications outrancières d'isolationnistes républicains comme l'Histoire l'a retenu ? La cause de son ahurissant retournement est-elle à plutôt à chercher dans la tête même du Président, son inconscient, ses mécanismes psychiques ? Le Président était-il devenu fou ? Bullitt en discute avec Freud, auprès duquel il suit une psychanalyse. C'est à Vienne, en 1930, que naît leur projet d'écrire ensemble un portrait psychologique du président américain.
    Grâce à Bullitt et Freud, on découvre une autre réalité du Traité de Versailles, un nouveau récit de la période 1936-1940 qui précède l'effondrement de la France. Car quatorze ans après sa fracassante démission de 1919, Bullitt est devenu l'un des grands diplomates de Roosevelt, premier ambassadeur américain en URSS, puis à Paris entre 1936 à 1940. A travers ce témoin privilégié de l'Histoire, on découvre les grands événements internationaux du XXe siècle en compagnie des géants de l'époque : Lénine, Staline, Roosevelt, Herbert Hoover, de Gaulle, Churchill, Tchang Kaï-chek, Léon Blum, Daladier, Jean Monnet et bien sûr Wilson. Et l'on déchire enfin le rideau qui nous obscurcit la vue sur un passé souvent mythifié et mystifié. Quatre-vingt-dix ans après l'achèvement de leur livre commun, l'appel de Bullitt et Freud à reconnaître chez nos dirigeants les symptômes d'une personnalité pathologique avant qu'ils ne nous mènent à des catastrophes résonne de toute sa force.

  • Alexis de Tocqueville fut à plus d'un titre un homme de son temps. Grand penseur, ennemi de tous les despotismes, il refusa de se contenter de la théorie, prenant une part active aux événements politiques troublés de son époque.
    Dans cette biographie appelée à faire date, Olivier Zunz révèle comment ce jeune aristocrate français conçut, le premier, une théorie générale de la démocratie moderne. Son voyage aux États-Unis en 1831-1832, à l'âge de vingt-cinq ans, fut pour lui une révélation, la découverte d'une société où l'égalité est source de liberté. Le succès de son livre majeur De la démocratie en Amérique consolida son engagement. Député, ministre de la IIe République, il se mit au service de grandes causes : l'abolition de l'esclavage, la réhabilitation des criminels ou la liberté de l'enseignement avec l'espoir de réconcilier État et Église. Mais son nationalisme l'aveugla, jusqu'à soutenir la férocité du projet colonial en Algérie.
    Refusant de soutenir le Second Empire, Tocqueville consacra ses dernières années à repenser l'histoire d'une Révolution française « entreprise pour la liberté » mais « aboutissant au despotisme », tragiquement. Une leçon pour comprendre le monde contemporain.

  • Qui était vraiment Christiane Singer (1943-2007), cette étoile filante qui a laissé une trace de feu dans le coeur de tous ceux qui l'ont lue ou ont pu la rencontrer ? Était-elle une romancière originale au style flamboyant, remarquée dès son plus jeune âge pour sa virtuosité, et finalement récompensée par le prix de la Langue française de l'Académie ? Ou une essayiste nourrie des plus grands poètes et penseurs, qui a consacré sa vie à ciseler des formules inoubliables pour dire les troubles et les métamorphoses de l'âme humaine ? Peut-être au fond était-elle une actrice, usant sans retenue du magnétisme de sa personne et de sa voix pour séduire les publics les plus divers ? Ou bien une pédagogue experte en spiritualités, s'inspirant de toutes les traditions mystiques pour éveiller ses lecteurs et auditeurs au « ciel » qui est en eux ? Audrey Fella a mené l'enquête sur ces multiples voies, retraçant le parcours biographique de Christiane Singer, scrutant chacune de ses oeuvres, cherchant surtout à percer le mystère de cette femme d'exception. Pas à pas, elle nous fait revivre le parcours tumultueux et passionné d'une vie sur le fil de la merveille.

  • Bergson, notre contemporain

    Emmanuel Kessler

    • L'observatoire
    • 6 Avril 2022

    Il a ferraillé avec Einstein, inspiré de Gaulle et prêté son Rire à Chaplin, tandis que Proust a été garçon d'honneur à son mariage ; fils d'immigrés juifs, philosophe et diplomate, inventeur de la « durée », prix Nobel de littérature, Henri Bergson (1859-1941) fut à son époque une véritable star, célèbre dans le monde entier. Professeur au Collège de France, académicien, il reçut tous les honneurs de la République, avant d'être oublié, parfois rejeté, éclipsé par le siècle de Sartre. Bergson nous laisse pourtant une oeuvre d'une actualité troublante, sur laquelle il serait grand temps de nous repencher. Pourquoi nos sociétés sont-elles tiraillées entre clôture et ouverture ? Comment éloigner la guerre et rapprocher les âmes ? Face à l'imprévisible, faut-il craindre ou espérer ? Toutes ces questions comme écrites dans un journal d'aujourd'hui apparaissent chez Bergson, traitées avec finesse et clarté, formant une lecture toujours revigorante et porteuse d'espoir pour une humanité « à demi écrasée sous le poids des progrès ». Bergson, philosophe de la conscience écologique au style incomparable, ardent défenseur de la démocratie, acteur politique majeur, penseur optimiste surtout, qui a su croire à la liberté et à l'action... Dans une langue accessible et vivante, Emmanuel Kessler nous livre le récit, biographique et philosophique, de cette vie hors du commun, de cette pensée en mouvement, de cette richesse de fond et de forme, de cette « préparation à bien vivre » qui rendent Bergson éternellement contemporain.

  • Pie VII

    Jean-Marc Ticchi

    • Perrin
    • 21 Avril 2022

    Depuis la biographie publiée à la fin des années 1950 par Jean Leflon, aucun ouvrage scientifique n'a été consacré la vie de Pie VII, pape de 1800 à 1823. Tous nos contemporains le connaissent pourtant au moins de vue puisqu'il est figuré bénissant Napoléon 1er dans le fameux tableau de Jacques-Louis David, qui représente le monarque en train de couronner Joséphine, le 2 décembre 1804. Moine bénédictin ouvert aux Lumières, évêque de Tivoli puis d'Imola, cardinal proche de Pie VI, Barnabé Chiaramonti dut faire face durant son épiscopat à l'invasion française en Italie de 1796-1797. Devenu pape, après avoir conclu le concordat de 1801, il tint tête à Napoléon pour préserver l'indépendance spirituelle de la papauté, ce qu'il paya d'un long exil à Savone puis à Fontainebleau (1809-1814). Sa résistance à l'Empereur et les voyages qui lui firent traverser la France à plusieurs reprises lui valurent, après la chute de l'aigle impérial, une renommée immense et sans précédent en Europe. Cette biographie, en s'appuyant sur les nombreux travaux scientifiques des dernières décennies et sur des sources originales, renouvelle l'image de ce pape qui fut aussi celui de la première (1801-1809) et de la seconde Restauration romaine (1814-1830). Pie VII présente en résumé une figure à la fois vigoureuse et modérée dont les décisions, en ce qui concerne les rapports du Saint-Siège avec les puissances civiles et séculières de l'Europe, ont joué un rôle déterminant dans l'histoire du XIXe siècle.
    La biographie de référence.

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